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Confier ses données à des géants étrangers : quels sont les risques?

  • Photo du rédacteur: Mme Geek
    Mme Geek
  • 30 juil.
  • 2 min de lecture

Aujourd’hui, presque toutes les entreprises utilisent des services infonuagiques : courriels, stockage de fichiers, sauvegardes, logiciels de gestion, outils de collaboration, intelligence artificielle, téléphonie, etc.


C’est pratique, rapide à déployer et souvent très bien conçu. Vous les utilisez à tous les jours!

Mais qui sont ils?

Amazon, Google, Facebook, LinkedIn, O365, Meta, Salesforce, Drop Box, Oracle, IBM, Acrobat, Apple et tout les produits Microsoft.


Mais il y a une question qu’on oublie trop souvent de poser :


Où vont réellement nos données?

Quand une entreprise confie ses informations à un grand fournisseur étranger elle ne confie pas seulement des fichiers. Elle confie parfois des données clients, des contrats, des courriels, des informations financières, des soumissions, des mots de passe, des archives et une partie importante de son fonctionnement quotidien.



Le premier risque, c’est la perte de contrôle.

On utilise la plateforme, mais l’infrastructure ne nous appartient pas. Les données peuvent être hébergées dans un autre pays, copiées dans plusieurs régions, traitées par des sous-traitants ou soumises à des règles qui ne sont pas les mêmes qu’ici.

Et les lois étrangères peuvent parfois s’appliquer, même si l’entreprise qui utilise le service est située au Québec ou au Canada.


Il y a aussi la question de la dépendance. Quand tous les courriels, les fichiers et les outils critiques reposent sur un seul fournisseur, l’entreprise devient vulnérable à ses décisions : hausse de prix, changement de conditions, suspension de compte, modification des services ou panne majeure.


Ce n’est pas nécessairement dramatique au quotidien.

Jusqu’au moment où ça le devient.


Un autre enjeu important, c’est la confidentialité. Certaines plateformes analysent les données pour améliorer leurs services, automatiser des fonctions ou alimenter des outils intelligents. Ce n’est pas toujours malveillant, mais il faut savoir ce qui est collecté, comment c’est utilisé et quelles options de protection sont disponibles.


Pour une PME, le but n’est pas de tout rejeter ni de tomber dans la peur.

Les grands fournisseurs peuvent être utiles, performants et sécuritaires. Mais ils ne devraient pas être choisis uniquement parce qu’ils sont connus ou faciles à activer.


Il faut poser les bonnes questions :

  • Où sont hébergées les données?

  • Qui peut y accéder?

  • Qu’arrive-t-il en cas de panne?

  • Comment récupère-t-on nos informations?

  • Les sauvegardes sont-elles indépendantes?

  • Les accès sont-ils bien protégés?

  • Est-ce conforme aux obligations de l’entreprise?


Confier ses données, ce n’est pas banal. C’est une décision d’affaires.

Un bon partenaire TI peut aider à évaluer les risques, comparer les options, documenter les choix et mettre en place des solutions adaptées à la réalité de l’entreprise.


Parce qu’au fond, la vraie question n’est pas seulement :

Est-ce que mes données sont dans le nuage?

C’est plutôt :

Est-ce que je sais où elles sont, qui les protège et comment les récupérer si quelque chose tourne mal?


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